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Dans les livres spécialisés, à la rubrique Guirsch, on peut y lire : celtique, romaine, carolingienne. Autrefois, chef-lieu d'une seigneurie autochtone dont les possesseurs réunissaient y compris le haut-command, tous les degrés de juridiction seigneuriale (haute, moyenne et basse justice).

Guirsch est un petit village vert et accueillant comme il y en a beaucoup d'autres. Actuellement et apparemment, rien ne le distinguerait plus précisément d'un autre village de la Lorraine belge, des Ardennes belges ou françaises ou du Grand-Duché de Luxembourg. C'est donc d'autant plus étonnant que ce petit village d'apparence anodine ait présenté un tel attrait sur des grands seigneurs du XVIe au XVIIIe siècle pour être connu jusqu'à la cour d'Espagne par Philippe Ier, Charles Quint et Philippe II, qui utilisèrent la Seigneurie de Guirsch pour récompenser ses plus fidèles serviteurs et par l'Impératrice Marie-Thérèse d'Autriche.

Le village de Guirsch est sis à 4 Km d'Arlon. Son destin initial a, souvent suivi, bien que ce fut parfois l'inverse, et suit d'ailleurs encore les destinées de la ville d'Arlon puisqu'il en fait partie depuis la fusion des communes en 1976. Or Arlon est l'une des trois plus vieilles villes de Belgique, avec Tournai et Tongres.

Pour rappel, avant Jésus-Christ, Arlon fut un bourg celtique appelé Are Launos (Adorateurs de la lune) pour les uns. Il fut colonisé et enrichi par les Romains sous le nom d'Orolaunum. D'autres pensent qu'Arlon était l'appellation celtique primaire et traduite littéralement par les romains (Ar ou or = élévation et lun et launum = bois --> Arlon = hauteur boisée). La ville connut son essor sous les Romains car à la croisée de la voie impériale Reims-Trèves et de la route Metz-Tongres.

Lors de l'invasion des barbares au IIIè siècle, elle devint un oppidum (ville fortifiée). Attila, roi des Huns, aurait érigé un campement dans le bas de Guirsch, sans doute dans le but d'en découdre avec les défenseurs de la place forte d'Arlon. Dans la suite de son histoire, elle resta une ville fortifiée convoitée par les belligérants européens. En atteste, encore conservée dans un bon état, une partie des remparts de la ville construits par Vauban, grand architecte militaire de Louis XIV. Elle fut toutefois brûlée et mise à sac à maintes reprises par les Français mais également par les Hollandais et même, par des mercenaires croates.

Nous tenons à signaler que la plupart des informations de ces pages historiques sont issues de :
E. Tandel.Les communes luxembourgeoises. Publications de l'Institut Archéologique du Luxembourg 1889 Tome XXII des annales. Réédition Editions Culture et Civilisation 1979
Abbé H. Jacob.Les Seigneurs de Cobreville en la Prévôté d'Ardenne (1400-1836) Cahiers de la Haute-Sûre 1978

P.D.B

 
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